Notre équipement

Notre équipement

L’espace Média

Un sujet qui peut paraître rébarbatif mais indispensable si tu veux graver les moments vécus et les rencontres inoubliables lors de tes voyages. Je ne connais personne aujourd’hui qui ne prenne pas de photos, même avec un simple Smartphone. Tu peux très bien voyager léger en équipement photographique tant en poids / encombrement, qu’en budget. Mais il faut savoir que tu ne seras pas à l’abri de sérieuses désillusions si tu ne prends pas quelques précautions. Ces quelques précautions induiront forcément du matériel supplémentaire.

Du matos… mais pourquoi faire ?

Avant tout, il faut te poser quelques questions avant d’investir dans du matériel et avant de faire ton sac pour matériel photo.

  1. Combien de temps pars-tu ? (Trois jours, trois semaines, trois mois, ou plus)
  2. Que souhaites-tu faire de ces médias ? (personnel, chaine U-Tube ou Vimeo, Blog, site internet, etc)
  3. Quel type de photo comptes-tu faire ? (souvenir, un brin artistique avec ta touche perso)
  4. Quel est ton budget ?

A partir de tes réponses, l’horizon va s’éclaircir et tu t’apercevras qu’un APN (Appareil Photo Numérique) sera la solution, car le Smartphone c’est très bien pour les réseaux sociaux, mais tu seras vite confronté au fait que tu voudras faire les photos que tu souhaites et non pas la photo décider par le Smartphone. Tu voudras tes propres réglages, ne serais-ce que pour décider de la profondeur de champs, de la vitesse ou peut être changer d’objectif. En ayant des cartes mémoires à ta disposition, tu augmenteras considérablement la capacité d’enregistrement.

Petit conseil : ne prends pas des cartes mémoires de trop grande capacité en voulant mettre toutes tes photos sur une seule carte. En cas de perte, vol ou casse tu perdrais toutes tes photos chéries. Alors prends en plusieurs, si tu en perd une, il te resteras quand même quelques choses.

Donc, qui dit APN dit cartes mémoires, batteries et chargeurs. Ensuite ce sera un ou deux objectifs au moins si tu veux être polyvalent et flexible avec un grand angle et un zoom. Ensuite, tu passeras aux filtres d’objectifs et bien sur au trépied si tu veux faire des poses longues. Comme tu peux le voir le matériel peut très vite s’accumuler et je ne te parle ici que du minimum. Il est très frustrant de vouloir faire une photo de nuit alors que le trépied est resté à l’hôtel ou chez soi. Ou de se dire « tiens si j’avais eu cet objectif j’aurais pu faire mieux, mais je ne l’ai pas avec moi ». Comme tu peux le voir il est difficile de prévoir ce que tu vas photographier en voyage. Je ne parle pas de la rando d’une journée où tu peux alléger considérablement ton sac photo, je parle d’un voyage de plusieurs jours ou de plusieurs semaines. Et s’il reste chez toi… je ne vois pas pourquoi tu l’as acheté. Bien évidemment je passe sur le petit chiffon pour nettoyer la lentille de ton objectif, et tous autres petits accessoires annexes. Un flash externe, mais ça, ce n’est pas une obligation. Les flashs intégrés des appareils photo sont beaucoup moins performants.

Petit conseil : n’hésite pas à visser un filtre neutre sur l’objectif pour le protéger des rayures. Ne choisis pas un filtre bas de gamme si tu ne veux pas que tes photos soient floues.

Petit conseil : Si tu achètes un APN regarde si c’est un appareil dit “tropicalisé”c’est à dire résistant a l’humidité et aux moisissures. Il existe aussi des housses silicone type easy-cover contre les projections d’eau et de poussière. Il y a aussi la housse anti pluie pour pouvoir faire des photos sous la pluie ou dans les endroits très humides.

Mais ce n’est pas fini…

Si tu comptes faire de la vidéo…et que tu souhaites faire de l’image, il faudra encore ajouter du matériel. Si tu as fais le choix d’un APN qui embarque aussi de la vidéo, il te faudra aussi penser à quelques cartes mémoires et batteries en plus. Tout naturellement tu passeras à la caméra embarquée type GoPro, Ricoh ou encore Toshiba bien plus pratique à utiliser que ton APN et en plus cela te fera deux angles de vues différents. Toujours avec son lot de batteries, chargeur et cartes mémoires. Quand tu auras fait quelques rushs, tu t’apercevras assez vite que tu auras besoin d’un stabilisateur même si tu travailles sur un logiciel de montage digne de ce nom pour restabiliser tes images en post-production. Et donc toujours des batteries supplémentaires, et chargeur. Tu auras besoin d’un autre trépied genre gorillapod plus petit celui-là que pour ton appareil photo. Bien sûr quand tu auras fait l’acquisition de ta caméra embarquée, tu n’auras qu’une envie, c’est d’aller voir ce qui se passe dans le grand bleu et donc il faudra penser à un caisson étanche. Tout ce qui est dit ici, tu le retrouveras dans le matériel de tous les blogueurs de voyage. C’est désormais un minimum pour proposer des images de qualité.

Redondance

Petit conseil : Il faut savoir qu’il faudra penser aussi à la casse, ça peut arriver et cela t’arrivera. Imagine-toi casser un caisson étanche avant une plongée au Bahamas, ou que sais-je encore… adieu le souvenir des tortues marines et des requins citrons. Je ne te le souhaite pas bien sûr, mais celui à qui ce n’est jamais arriver de perdre, de casser ou d’oublier me jette la première pierre.  

Mais je range tout ça où ?

Dans un premier temps, je range les chargeurs dans une pochette carrée basique bien agencée avec des velcros pour les câbles (j’ai horreur quand tout est emmêlé). Dans cette pochette, je met aussi un chargeur nomade pour avoir de l’énergie pour les téléphones. Ensuite j’y mets aussi une multiprise compact pour pouvoir brancher plusieurs chargeurs en même temps, et une prise adaptateur internationale voire deux. Attention, c’est là où il ne faut pas être bordélique, cette pochette est dédiée exclusivement au chargement des appareils média et rien d’autre : quand je pars de chez moi je sais que chaque appareil a son chargeur qui lui correspond pour être sûr de ne pas en oublier. Cette pochette est dans le sac de voyage qui ira en soute (Sauf le chargeur nomade que je garde à disposition)

Ne t’inquiète pas… regarde

Pour nous, au niveau photographique, nous emmenons un matériel conséquent sans que l’on soit chargé comme des mules. J’emporte deux sacs. Un sac besace où je mets l’indispensable pour mes sorties (je refais l’approvisionnement en fin de journée) et un autre sac 25 L dans lequel tout doit tenir. Le plus petit des deux sacs sera vide et dans le sac de voyage en soute. L’autre qui contient tout le matériel reste avec moi en cabine. Je ne m’en sépare jamais. Il ne va pas dans un coffre de taxi, ni dans le compartiment bagage d’un bus et encore moins en soute de l’avion. Voici quelques astuces pour les sacs photos dont je me sers : je ne prends pas de sac photo vendu pour cet effet et cela pour plusieurs raisons. La première trop “marqué matériel photo”, trop évident et peut faire des envieux. Ensuite, je ne les trouve pas pratiques. Une fois que tu as remplis les compartiments de mousses réglables et les poches intérieures et que tu as mis ton trépied à l’extérieur, aucune possibilité de rajouter quoi que ce soit (sandwich, bouteille d’eau ou gourde, softshell imperméable ou poncho qui peut servir de protection anti pluie, mini trousse de secours etc). Je suis équipé de sacs militaires méga résistant, déperlant auxquels j’ajoute un insert-photo de la taille de l’intérieur du sac. Ton matériel est bien calé. Tous les sacs militaires dignes de ce nom sont équipés du système « molle » sur lesquels tu peux ajouter autant de poches annexes que tu souhaites. Une autre raison importante pour moi qui suis souvent en vadrouille en forêt pour la photo animalière, est que les sacs photos vendus dans le commerce sont ultra visibles. On ne peux pas dire qu’ils soient « camouflage » avec le jaune criard ou le bleu pétard. Ce ne sont pas des couleurs que tu trouve en forêt (à part les oiseaux exotiques). J’ai souligné l’état d’esprit du photographe dans un article précédent restons invisibles, discrets, pas intrusif, cela vaut aussi bien en ville, mais encore plus dans la verte.

Notre univers média se résume en cette seule photo… la navette en moins.

Tout ce qui doit être dans notre sac photo

On arrive au nœud du problème, emmener ton matériel dans un sac qui contient tout ton matériel Multi-media dans un sac confortable qui passe en bagage cabine en ayant toujours une solution pour le matériel futur. Car, si tu dois changer de sac à chaque fois que tu as un nouvel objectif ou un nouveau boitier ou une nouvelle caméra tu n’est pas sorti de l’auberge. Voici la liste de ce que nous emportons à chaque départ pour ne pas être pris de court et en tenant compte de tout ce dont on a parlé plus haut.

 

Matériels Photos

Boitier Nikon D 300s / Obj. 18-55 Tropicalisé avec sa housse easy cover, qui embarque la vidéo, équipé de sa poignée grip pour batterie supplémentaire et du filtre neutre sur objectif.

Boitier Nikon D 50 / Obj. 55-200 mm Que notre fils utilise pour se faire la main et si jamais le D300s nous lâche. Avec filtre neutre. (Redondance)

Objectif 18-200 mm + filtre protecteur chromatiquement neutre.

Objectif Macro 105 mm Pour la macro comme son nom l’indique mais aussi pour les portraits toujours avec filtre neutre.

Filtres Photos polarisants pour accentuer les détails et faire des poses longues.

Flash Macro Annulaire

 

Matériels Vidéos

 Camera GoPro Hero 4 Black et Hero 4 Silver Avec écran de contrôle intégré + 2 caissons étanches.

 

 

 

 

Stabilisateur Feyu WG Wearable Gimbal 3 axes fixables avec télécommande bluetooth.

 

Perches & Trépieds

Perche télescopique / 110 cm inoxydable utile pour les plongées. Peut servir comme monopod plantée dans la neige ou le sable.

Trépied Photo / Ultra léger avec rotule pour plus de maniabilité/poses longues.

Trépied Gorillapod Joby 30cm / Pour plan fixe et pour avoir deux angles différents. Peut maintenir les APN et les caméras.

 

Drones

Drone Dji Mavic 2 Pro / Pour les voyages en avion pour plus de facilité de transport qui se cale dans le sac à dos.

Drone Dji Phantom 4 Pro / Pour les trajets voiture / Train.

Filtres / Pour drone Neutral Density ND 4, ND 8, ND 16.

 

Multi-Média

I Phone 8 et 5s

Mac Book Pro 15 pouces / Pour pouvoir travailler sur le blog.

Disc dur externe / Pour décharger les photos en fin de journée pour être sûr de ne pas perdre photos et vidéos de la journée.

 

Matériels annexes

Housse anti-pluie, pince Multi tool, mini lampe torche longue portée, mousquetons, cordelette, rilsans, etc.

Trousse à pharmacie – Accrochée aux deux sacs (Voir article sur l’équipement à emporter)

 

Sacs à dos

Sac à dos Bulldog Tactical Gear / Insert à l’intérieur, dimensions pour le passage en cabine avec tout le matériel. Une fois arrivé sur place je remet les poches annexes. Et cerise sur le MacDo il y a une source de 3 litres. Passage “Molle” sur tout le sac tu y accroches ce que tu veux. Tout ce que tu viens de voir défilé est dans ce sac. Pour le Phantom 4 je dois admettre que j’enlève le Boitier D 50 et un objectif.

Sac à dos type banane

Sac banane qui sera vide et ira en soute que tu utiliseras soit en bandoulière pour les ballades tranquilles, soit en sac à dos puisque j’y ajoute les bretelles prévues à cet effet. J’y mets 1 boitier, 2 objectifs, tout ce qui concerne la vidéo, le trépied photo à l’extérieur tenu par les sangles de compression, la perche télescopique, les batteries, les cartes mémoires, les filtres, les caissons. Toujours dans le même esprit, tu accroches les poches que tu veux à l’extérieur, même une longue poche pour gourde. Ce sac est une tuerie.

Soit tu es une mule ou un mulet lors de tes sorties photos, soit tu es adepte de la MUL (Marche Ultra Légère)

Assurance

Assurance

La sécurité de la conscience, donne la sécurité sur le reste.

Étant infirmière, cet article me revient de droit et je me dois de faire en sorte que nous soyons en confiance au moment du départ. Il y a tellement d’aléas et de surprise quand on a tout prévu que j’essaye de ne pas laisser place au hasard ou à la chance; surtout concernant la santé. Avant de partir en vacances à l’étranger, prends certaines précautions pour être assuré si tu tombe malade. Les règles dépendent du lieu de séjour. En Europe, tu peux utiliser la carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Hors Europe, les soins sont pris en charge sous certaines conditions.

Tu pars en vacances en Europe

Dans un pays de l’Union européenne/Espace économique européen (UE/EEE) ou en Suisse ?
Avant ton départ, procure-toi la carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Elle te permettra d’attester de tes droits à l’assurance maladie et de bénéficier d’une prise en charge sur place de tes soins médicaux, selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays de séjour. Au moins 15 jours avant ton départ, demande ta carte européenne d’assurance maladie (CEAM) à ta caisse d’Assurance Maladie.
La CEAM est individuelle et nominative. Chaque membre de ta famille doit avoir la sienne, y compris les enfants de moins de 16 ans. Aucun document n’est à fournir lors de la demande.
Les cartes délivrées sont valables 2 ans maximum. La durée de validité de ta CEAM ne pourra toutefois pas excéder la durée de tes droits à l’assurance maladie.

En pratique, tu peux demander ta CEAM : par internet : connecte-toi sur ton compte ameli / rubrique « Mes démarches »,

En cas de soins médicaux pendant ton séjour

Pour attester de tes droits à l’assurance maladie, présente ta CEAM ou ton certificat provisoire de remplacement. Tu bénéficieras de la prise en charge de tes soins médicaux selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays de séjour :

  • soit tu n’as pas à faire l’avance des frais médicaux
  • soit tu dois  faire l’avance des frais médicaux et tu te fais rembourser sur place par l’organisme de sécurité sociale de ton lieu de séjour.

Tu as réglé des frais médicaux sur place ?

Tu as eu besoin de soins médicaux pendant ton séjour et tu as dû les régler sur place car tu n’as pas ta CEAM, ou tu as fait l’avance des frais médicaux et tu n’as pas demandé leur remboursement sur place, ou tu as fait appel à la médecine privée ?
Pour chacune de ces situations, tu pourras éventuellement être remboursé à ton retour en France.
Pense à conserver les factures acquittées et les justificatifs de paiement et adresse-les, accompagnés du formulaire S3125 « Soins reçus à l’étranger » (disponible ci-dessous en téléchargement), à ta caisse d’Assurance Maladie.
Tu seras remboursé sur la base des tarifs en vigueur de l’État de séjour et dans la limite des dépenses engagées
À noter que tu peux choisir d’être remboursé selon la législation française en le signalant sur le formulaire S3125.

Tu pars en vacances en dehors de l’Europe

Lorsque tu pars en vacances à l’étranger, dans un pays hors Union européenne / Espace économique européen (UE/EEE) et Suisse, seuls les soins médicaux urgents et imprévus pourront, éventuellement, être pris en charge par ta caisse d’Assurance Maladie à ton retour en France.

En cas de soins médicaux pendant ton séjour, tu devras régler tes frais médicaux sur place. Pense à conserver les prescriptions, les factures acquittées et les justificatifs de paiement.
A  ton retour en France, adresses-les à ta caisse d’Assurance Maladie, accompagnés du formulaire S3125 « Soins reçus à l’étranger » (disponible ci-dessous en téléchargement).
Au vu des justificatifs, le médecin conseil du service médical de ta caisse d’Assurance Maladie appréciera si tu es ou non dans une situation d’urgence et, selon le cas, accordera ou non le remboursement de tes soins.
À noter : il s’agit d’une possibilité, pas d’une obligation.

En cas d’accord, les soins sont remboursés sur la base et dans la limite des tarifs forfaitaires français en vigueur (et non pas sur la base de tes dépenses réelles).
En cas de refus : aucune contestation n’est possible.

Assurance complémentaire inclue avec ta carte bleue

Une assurance assistance médicale est la plupart du temps incluse dans ton contrat de carte bleue international (pour les séjours de 90 jours maximum), sachant qu’il faut que tu es payé tes billets voyages avec.

Sont couverts par cette assurance le titulaire de la carte, son conjoint (non-séparé, ni divorcé) ou concubin notoire, leurs enfants et petits-enfants (de moins de 25 ans et à charge fiscalement) et les ascendants fiscalement à charge.

As-tu besoin d’une assurance voyage?

“Oh!!! Il nous arriveras rien, on part pas longtemps, on ai en bonne santé…etc” Voilà ce que tu as tendance à penser. Mais je te dit : une assurance voyage est indispensable si tu voyages à l’étranger… Si tu es dans un pays comme les USA, les frais médicaux peuvent très vite te ruiner…

Il y a une multitude d’assurances voyages avec des franchises, des clauses, des garanties différentes. Prend le temps de voir celle qui correspond le plus à tes besoins.

Assurance responsabilité civile

En cas de dommages corporels et matériels à un tiers + Assistance juridique.

Vraiment important si tu voyages dans des pays où les frais médicaux sont importants. Imagine : tu loue une voiture et tu provoques un accident blessant un tiers. Sans cette assurance à responsabilité civile, cet accident peut te coûter très, très  cher….

     Quoiqu’il en soit, il est vivement recommandé de souscrire un bon contrat d’assistance et d’assurance voyage qui te permet, dans tous les pays, de demander si nécessaire ton rapatriement médical en cas d’accident ou de maladie.

Notre Trousse de Secours

Notre Trousse de Secours

On ne rigole plus…

Il est évident que cet article me revenait de droit, en tant qu’infirmière je vais faire en sorte de te conseiller aux mieux sans que tu sois obligé de transporter un hôpital de campagne sur le dos… Je te rappelle que j’ai deux hommes (un grand et un petit) parfois on ne sait pas trop qui est qui. Très joueurs, ils ne sont pas les derniers à crapahuter, escalader, chahuter, donc tomber, s’égratigner ou même se blesser sérieusement. Cette trousse à pharmacie est un indispensable en voyage. Partir sans est une pure folie. Peu importe l’endroit, que tu sois adepte des grandes villes ou des grands espaces, il faut que tu aies un minimum pour répondre aux premiers soins. Ces premiers soins qui peuvent être primordiaux et peuvent avoir une incidence capitale sur la suite des soins futurs. Une blessure anodine en ville peut être fatale en forêt tropicale. Les virus et bactéries ont le don de s’inviter à la vitesse de la lumière (humidité, surinfection, gangrène, voir plus). Ne voulant pas être l’oiseau de mauvais augure dans cet article, cette petite trousse tu l’emmèneras souvent pour rien, mais quand tu en auras besoin tu seras content de l’avoir balader pendant des kilomètres et d’avoir du répondant sous la main. Dans cette petite trousse de quelques centimètres carrés tu vas y mettre ta vie. Je vais t’expliquer en quelques phrases ce que le plus anodin qui peut être résolu en quelques jours peut vite se transformer en catastrophique. Rassure-toi, pas besoin d’avoir fait la faculté de Harvard, il suffit d’un peu de bon sens et d’organisation. Pas la peine d’amener une tonne de médicaments, pense plutôt à faire une trousse compacte, hermétique, pratique, bien rangée avec les notices en français.

Les indispensables

Médicaments

  • Anti-diarrhéiques : Imodium caps ou Tiorfan (change ton alimentation en conséquence, prend du coca dé-gazéifier, riz à l’eau, banane. Laisse tes intestins au repos). Rien de grave en temps normal. Si pas pris en compte, risque de déshydratation qui peut entrainer la mort.
  • Pansements intestinaux : Smecta en complément des anti-diarrhéiques, emplâtre pour intestins.
  • Anti vomissement : Vogalène Lyoc. Attention à la déshydratation, boit par petite gorgée. Tu peux manger des bananes car c’est le seul aliment qui est aussi bon à manger qu’à vomir (éprouver par les marins lors de mal de mer intense).
  • Fièvre et douleurs (paracétamol):   Dafalgan ou Doliprane lyoc (très pratique, se dissout rapidement dans très peu d’eau ou la salive). La fièvre n’est pas une maladie mais un symptôme, c’est-à-dire un « signe » dont il faut rechercher la cause. La fièvre est un signal qui indique que l’organisme se défend contre un événement particulier, le plus souvent une infection virale, bactérienne ou parasitaire. Parfois, elle peut être le premier signe d’une maladie infectieuse faisant courir un risque élevé ou d’une maladie grave ou évolutive, à prendre en charge en urgence. La fièvre entraîne rarement des complications en elle-même. Mais, quelle qu’en soit sa cause, elle est potentiellement grave chez les personnes âgées car elle peut entraîner une déshydratation et des troubles du comportement.
  • Maux de ventre : Spasfon Lyoc. Le premier médecin c’est toi même, toi seul va ressentir ce qui se passe dans ton corps. Dès les premiers symptômes, recadre ton alimentation, peut être un peu moins épicé ou moins gras.
  • Démangeaisons/Allergies : Diprosone (corticoïde local en pommade ou crème sur prescription) pour les réactions aux piqûres d’insectes, méduses, araignées… On ne réagit pas tous de la même façon, ne serait-ce qu’aux piqûres de moustiques, j’ai vu des piqûres de moustiques être sur-infectées entrainant une hospitalisation. Utile d’utiliser aussi l’homéopathie

   – Pour éviter de se faire piquer : Ledum palustre 15 CH / 5 granules par jour pendant la période d’exposition. Ledum palustre ne constitue pas un traitement préventif du paludisme. En cas de départ dans les zones à risque, il est conseillé de respecter les mesures énoncées de l’OMS.

   – Piqûre classique (inflammation + rougeur + démangeaison). Prendre de suite après la piqûre : Apis mellifica 15 CH. 5 granules toutes les 10 minutes pendant la première demie heure, puis toutes les heures ensuite.
Les jours suivants, ne prendre que 5 granules 3 fois par jour jusqu’à disparition des démangeaisons. Apis mellifica peut également être utilisé avec Ledum palustre 5 CH.

    – En cas de piqûre qui commence à s’infecter. Prendre Tarentula cubensis 9 CH associé à Calendula officinalis 5 CH (servant d’anti-inflammatoire et de cicatrisant) : 5 granules chaque matin et soir pendant 1 semaine. En parallèle, appliquer localement une pommade : Cicaderma®.

Ou encore les huiles essentielles comme Lavande Aspic, Eucalyptus Citronné, Menthe des Champs.

  • Infection de l’oeil : Dacryo pour nettoyer ou Azyter 1 dose.(Antibiotique en cas d’infection de l’œil, conjonctivite).
  • Antibiotique spectre large et antibactérien (angine, infections cutanées, infection ORL etc) : Augmentin ou Oroken (Avant de partir voit avec ton médecin pour te faire prescrire un antibiotique à large spectre pour parer à toutes éventualités, si tu ne carbures pas aux antibiotiques tout au long de l’année cela devrait suffire).
  • Oreilles douloureuses : Panotile. Attention aux douleurs d’oreilles. Ne pas laisser s’installer le symptôme, éloigne toi des “clims”, essaye d’éviter les milieux humides si possible. Une simple otite peut se transformer en otite purulente et atteindre le tympan et engendrer la perte partielle de l’audition.
  • Antiseptique : biseptine (mini spray) ou bétadine (monodose). Indispensable pour désinfecter les plaies, pas de mercurochrome ni d’alcool à 90°.
  • Quelques dosettes de sérum physiologique : Le sérum physiologique ou soluté physiologique isotonique est une solution composée de sel de chlorure de sodium (NaCl) et d’eau purifiée. Sa concentration en éléments dissous est comparable à celle des principaux liquides biologiques présents dans l’organisme comme le plasma sanguin ou la lymphe. A utiliser pour nettoyer yeux, nez, même plaies si rien d’autre.
  • Huile essentielle de Tea-Tree : Huile essentielle des grands voyageurs, l’indispensable, c’est une huiles qui est Anti-Bactérienne, Anti-Virales, Anti-Fongique.

Pansements

  • Compresses : Compresse stérile, pièce de gaze en forme de carré repliée plusieurs fois sur elle-même, est utilisée pour nettoyer une lésion cutanée à l’aide d’un antiseptique. Elle doit être stérile pour limiter le risque d’infection. Il existe aussi des compresses non tissées qui n’adhèrent pas à la plaie, idéale pour réaliser un pansement. Les compresses stériles sont indispensables dans ta trousse de secours.
  • Bandages : Permet d’immobiliser une articulation ou de maintenir une compresse.
  • Compeed : ou double peau permet une cicatrisation beaucoup plus rapide des ampoules en évitant tout risque de surinfection.
  • Stéristrip : pratique pour plaies ouverte (remplace les points) La suture Steri-Strip permet une cicatrisation rapide et propre des plaies cutanées. C’est un pansement de soin incontournable pour la réparation des incisions ou lacérations. A utiliser en biais ou en croix.
  • Sparadrap (Micropore) : Maintient la compresse.
  • Tulle gras : En médecine, le tulle gras est un pansement stérile et gras. Il est composé d’une compresse tissée avec des mailles resserrées et imprégnée de corps gras, le plus souvent une vaseline d’origine naturelle. Ce type de pansement est généralement utilisé pour traiter les plaies dites aiguës telles que les brûlures ou les plaies traumatiques. Le tulle gras est également employé pour favoriser la cicatrisation des plaies chroniques comme les escarres ou les ulcères. Ce pansement présente l’avantage de ne pas se coller à la plaie, ce qui facilite le processus de cicatrisation.
  • Pansement cicatrisant : Pansement à cicatrisation humide type mépilex border ou hansaplast (existe en plusieurs taille). Résistant à l’eau, très bon pansement le chouchou des infirmières.

Ustensiles

  • Gels désinfectant pour mains : existe en mini dose, pratique, très utile pour ne pas amener encore plus de bactéries. Cela n’empêche pas d’utiliser les gants latex jetables.
  • Paire de ciseaux : Pratique et c’est bien mieux qu’avec les dents.
  • Aiguilles : Servira à soulever la peau et de permettre de dégager une écharde.
  • Seringue de 5cc : En cas de plaies profondes ou perforation pour nettoyer les plaies en profondeur.
  • Pince à épiler : Très utile pour enlever les corps étrangers fichés dans la peau.
  • Épingle à nourrice : Ou épingle de sureté pour terminer un bandage, tu as la possibilité des agrafes en métal.
  • Crochet pour tiques : Permet l’extraction des tiques sans compression et sans favoriser le reflux de la salive. La pince à épiler exercerait une pression sur l’insecte, ce qui injecte encore plus la salive avec toutes les bactéries qui vont avec. (Maladie de Lyme)
  • Couverture de survie : La couverture de survie ou couverture isothermique est une couverture isolante utilisée dans les situations d’urgences afin de réduire les pertes de chaleur et les possibilités d’hypothermie. Une couverture de survie est aussi utilisée pour ses propriétés imperméables contre l’humidité ou le vent, tant par les secouristes que pour divers autres usages. Petit moyen mnémotechnique pour se rappeler du côté à utiliser.

        Jaune / Doré = feu = réchauffe. Surface dorée à l’extérieur, elle protège du froid, conserve la chaleur de la personne. (Ma victime est précieuse comme de l’or).

       Blanc / Argent = glace = refroidi. Quand la surface argentée est à l’extérieur elle protège de la chaleur solaire car le coté “argent” reflète les rayons du soleil.

       Point important : ne jamais utiliser en cas d’orage, près d’une source incandescente et en cas d’utilisation d’un défibrillateur.

  • Paire de gants jetables : 70 à 80 % des transmissions bactériennes sont manuportées. La meilleure prévention est le lavage des mains, le port des gants n’exclue pas le lavages des mains au gel désinfectant. Ne prends pas de place, très utile pour se protéger soi-même et protéger la personne que tu vas soignée.

         A ne pas oubliez, suivant la destination

    • Crème solaire
    • Crème, lotion après-soleil : Biafine
    • Spray ou lotion anti-moustiques
    • Bouchons d’oreilles / Boules Quies
    • Comprimés de purification de l’eau
    • Contraceptif / Préservatif
  • Médicament préventif contre le paludisme

Avant de partir, il est bon aussi de faire un petit passage chez le dentiste pour éviter l’arracheur de dents du coin. Si tu as un traitement personnel je te conseille d’en parler avec ton médecin. Bien sûr les vaccinations doivent être à jour. Pense aussi à ton assurance voyage (voir l’article).

    Anecdotes médicales

En écrivant cet article quelques anecdotes refont surface et je t’assure partir sans trousse de secours peut te gâcher une sortie ou ton séjour. Comme je te le disais plus haut, j’ai deux diables. Une partie de pêche dans les parcs à huitres de Châtelaillon-plage aurait dû se finir à l’hôpital de la Rochelle si cette trousse ne nous suivait pas partout. Tao escalade un parc à huitres à marée basse, dérape et s’entaille la main sur 4 cm de long et 7 mm de profondeur…merci les Stéri-Strips. Dans les Caraïbes, le père, lui nez au vent avec son appareil photo met le pied dans un trou de béton et se rappe le tibia de l’épaisseur de la peau, imagine la vision, par la douleur il tourne de l’œil… merci les pansements cicatrisant (les soins ont durés plus de trois mois). Une autre fois, un insecte c’était introduit dans l’oreille de mon homme tellement profondément qu’à l’hôpital les médecins ne voyaient pas qu’il y avait une bête à l’intérieur. Après avoir regardé à plusieurs reprises avec l’otoscope, le médecin de garde a eu l’idée de prendre une seringue, mettre de l’eau oxygénée dans cette seringue et de mettre tout dans l’oreille. L’émulsion qui s’est produite a fait remonter l’insecte d’une taille respectable (2 cm)… voilà pourquoi nous ne partons plus sans seringue. Bien sûr, il y a eu encore plein d’autres bobo : lèvres coupées par le snowboard, mains écorchées lors d’escalades mal maitrisées, mais ce ne sont plus que des souvenirs.

Oui, je peux trouver une plaie très belle,

Oui, je vois chaque jour des trucs de malade,

Non, je n’emballe pas mes cadeaux avec du sparadrap,

Non, je ne suis pas nue sous ma blouse,

Oui, j’ai des patients très impatients,

Oui, j’ai des horaires indisciplinés et une vessie surentrainée,

Je panse, donc je suis,

UNE INFIRMIÈRE

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