L’histoire est belle

Plage de Majorque

Et pourquoi-pas Majorque ???

Pourquoi Majorque aux Baléares ? me diras-tu. Pour cette fois-ci, nous avions laissé le choix du prochain voyage à notre fils Tao. Nous voulons qu’il fasse partie intégrante de nos épopées et qu’il soit impliqué dans nos rêves et nos délires. Le Road Trip de l’amitié à Majorque débute à ce moment là.

Une petite discussion qui vaut le détour

Nous « Allez pépère, dis-nous ce que tu aurais envie de vivre, tu as le choix, tu peux partir TooT O Boo du monde si tu veux ».

Tao « Hé bien Moi je ne veux pas aller tout au bout du monde, je veux aller TooT O Boo de l’amitié »

Nous « TooT O Boo de l’amitié ??? Comment ça ??? »

Tao « Oui, je veux retrouver Aaron, mon pote de maternelle »

Nous « Wouaahh !!!! Quel beau sentiment tu fais preuve pépère, mais retrouver ton pote Aaron ne sera pas chose facile, mais pourquoi pas… ».

Ça faisait déjà longtemps

La dernière fois qu’ils s’étaient revus tous les deux, c’était à Nice sur la Côte d’Azur, après quelques années de séparation déjà. C’était magnifique, ils se sont jetés dans les bras l’un de l’autre et ces deux petits bonhommes se sont retrouvés, comme s’ils s’étaient quittés la veille. A l’époque, ils n’avaient que cinq ans.

Aaron où es-tu ?

La première des choses était de savoir où se trouvait son poto avec lequel il avait vécu ses premières années d’école et ses premiers éclats de rires. ils avaient créés un véritable lien d’amitié que nous n’avions encore jamais vu entre notre fils et d’autres petits garçons du même âge. Nous savions que la famille avait quitté la région et même la France depuis quelques années déjà. Petit colombien par la maman, belge par le papa, nous nous sommes dit que la destination serait sûrement l’une ou l’autre.

À la recherche du temps perdu

Après quelques recherches, nous arrivons à les retrouver via les réseaux sociaux aux Baléares, à Majorque exactement. Après quelques messages What’s app et Messenger aux parents que nous ne connaissions que par l’intermédiaire de nos enfants, nous décidons donc de partir pour Majorque à la recherche du temps perdu entre deux petits bonhommes de neuf ans.

Aller gros !!! On y va

Nous voilà donc parti pour l’Espagne en vue de prendre le bateau de nuit au départ de Barcelone. Petite pause dans la capitale catalane afin de se dérouiller les jambes et nous embarquons dans la foulée. Après une nuit de navigation, nous débarquons à Palma où règne une atmosphère de tranquillité et de zénitude surprenante… Bon, en même temps, il est 6h00 du mat et rien n’est ouvert. Après toutes ces heures de voiture, de bateau et de brouhaha ambiant, nous avons décidé de sortir de la ville et de prendre la direction d’un petit bled en nous disant que l’on trouvera bien quelques choses pour petit-déjeuner. Ceci est une erreur, car si rien n’étaient ouvert à Palma, je te laisse deviner comment était le reste de l’ile. Résultat : nous avons petit-déjeuner à 10h00.

Grotte de Drach

Une fois rassasiés, nous sommes prêts à affronter l’ïle et faire de notre escapade un moment inoubliable. Nous passons par Manacor (patrie de Raphaël Nadal) pour nous arrêter à Porto Christo où se trouvent les Cuevas del Drach connues comme les plus belles grottes de l’île. Elles sont quand même belles à voir ces grottes, mais il n’y a pas de quoi s’en relever la nuit ! A la fin de la visite, il y a une aubade avec violonistes et violoncellistes dans des barques illuminées glissant sur les eaux calmes et tranquilles de la grotte. C’est tellement romantique que tu enlacerais volontiers le spectateur à tes côtés pour lui rouler une galoche. Fais attention… Ce n’est pas forcément ton conjoint.

De la lumière…

Anse à Cala Ratjada

Après cette atmosphère, on va dire un peu sombre, nous voulions voir un peu à quoi ressemblaient les plages et les criques ensoleillées de Majorque. Nous remontons vers Calà Milor, puis Cala Ratjada petit port de pêche très sympa, façon petit port du bout du monde soufflé par les embruns et battu par les vagues. Sauf qu’à Cala Rajada tout est nickel les peintures sont chatoyantes, le front de mer pavé coule entre les restaurants. Les terrasses disposées de façons originales sont au plus près du bord de mer. Des magasins de souvenirs pas trop nombreux sont là pour égayer l’atmosphère, bref c’est un endroit où il peut y faire bon vivre. Pour te dire, c’est tellement nickel à Cala Ratjada qu’il n’y a même pas les embruns et les vagues du bout du monde. Mais on se contente du calme ambiant et on rêve…

Artà

Nous remontons encore un peu plus et faisons une halte à Artà située à l’extrême nord-oriental de l’île de Majorque. Artà est la seule des six localités de la commune qui ne se trouve pas au bord de la mer, ce qui lui a permis d’échapper au tourisme de masse (absence de construction moderne) et de conserver ses constructions traditionnelles. Par conséquent, les traditions restent presque intactes et contribuent à la conservation de l’atmosphère caractéristique des villages méditerranéens.

Un peu d’histoire

Nous finirons cette journée en pente douce à Alcudia et Port Alcudia. Comment te dire … Port Alcudia est un centre touristique très important de l’ile de Majorque. Pour faire cours en l’an 123 Quintus Cecilius Metelus (qui sera appelé « Le Baléare » bien plus tard) organise une expé pour mettre fin aux actes de piraterie près des côtes insulaires. Ensuite en 903, les musulmans s’installent dans l’ile jusqu’à l’arrivée en 1229 de Jacques premier le Conquérant. Jusque là, rien de bien transcendant.

Tout s’emballe

C’est bien après que tout s’emballe et l’être humain perd les pédales et organise une invasion sans précédent qui se mettra insidieusement en place par une espèce de gens que l’on appelle des touristes, aidé par des promoteurs sans vergogne prêt à tout pour remplir leurs petites poches sans respecter ce qui pouvait y avoir avant. Si tu te rends dans le port d’Alcudia, tu pourras voir en direct ces hordes de touristes germaniques ventripotents qui sont en accord parfait avec le décor environnant. On est venu, on a vu et on est vite “partu”.

No para nosotros

Parc Natural de S’Albufera

Nous avions quelques jours devant nous avant que Tao ne retrouve son pote Aaron (École oblige). Nous étions tous les trois d’humeur champêtre ce matin là. Et tout naturellement nous nous retrouvons au Parc Natural de S’Albufera. Tu connais notre goût pour la nature et on te recommande ce parc naturel où de nombreux oiseaux migrateurs de toutes tailles font des haltes salutaires dans les marais. Des abris pour les passionnés de photos et autres amoureux de nature sont installés ici et là le long des chemins arborés.

Peu importe le matériel

Baguenaudant dans le parc, nous avons été témoin d’une scène peu banale. Dans les abris, nous voyons beaucoup de photographe équipé de leur matériel et de leur vêtement de camouflage. Les téléobjectifs au moins 600 mm (pour les connaisseurs), un tube long de plus d’un mètre pour les autres sont vissés sur les boitiers afin de capter l’image insensée. Nous avions choisi d’aller nous asseoir dans les roseaux pour être encore plus proche des marais. Notre curiosité était récompensée par le spectacle d’une famille de foulques Caronculés qui était à quelques centimètres de notre caméra. Un joli moment où nous étions aux premières loges. Avec un Iphone et une GoPro, nous avons pu saisir ces moments de quiétude. Peu importe le matos… Nous étions là, et cela suffisait au bonheur de nos yeux ébahis.

Un ruban d’asphalte qui vaut le détour

Route du Cap Formentor

Après ce grand bol de chlorophylle, on file droit sur Cap Formentor tout au bout de l’île où les falaises sont reines et les panoramas à couper le souffle sont nombreux. Nous empruntons la fameuse route MA 2200 qui serpente à travers la montagne. Qui serpente tellement que l’on se demande si la route ne va pas faire un nœud un moment ou un autre. Il est dit que chaque Majorquin se doit de faire une prière avant de l’emprunter. Bon, déjà nous ne sommes pas Majorquin… puis côté prière, nous étions juste passer à l’église de Pollença pour faire pipi. De plus, on ne sait jamais quelle prière il faut dire. Nous avons choisi celle-ci tiré de l’évangile. Psaume IV, verset 12 :

Prière à connaître par cœur

Cheveux au vent tu iras,

Les virages tu prendras.

En tournant ton volant tu prieras

Afin d’éviter les tracas.

On à bien fait de prier

Après avoir éviter bon nombre de cyclistes qui descendent têtes baissées, des automobilistes qui suivent les vélos car trop de virages en épingle pour les doubler, des chèvres sauvages qui traversent sans même regarder, on comprend vite pourquoi la prière est nécessaire.

Côté sauvage

Une fois la route avalée et le vomi rendu, nous arrivons tout au bout de l’île de Majorque. Le côté intacte et farouche nous embarque d’un seul coup de vent vers des falaises vertigineuses. Nous sommes au plus sauvage de l’île et crois moi, ça vaut le coup d’œil. Si tu penses que ça manque de hauteur tu pourras entreprendre l’escalade du vieux phare par l’extérieur et continuer son ascension par l’intérieur toujours avec des barreaux en fer type via ferrata. Ta récompense sera un panorama 360 dont tu rappelleras. Je pense qu’un ou deux mousquetons et un harnais pour l’ascension ne serait pas de trop pour être un peu plus en sécurité. Look Out !!!

A Pollença, tu iras

Une fois l’adrénaline redescendue nous continuons notre road trip en traversant la Serra de Tramuntana direction Pollença. Petit village médiéval où tu pourras t’entrainer pour le prochain triathlon en grimpant les 365 marches du calvaire qui te mèneront à la petite chapelle du même nom, que nous avons trouvée fermée. Bon, on n’est pas trop déçu. Quand on a su que certains pèlerins gravissent les marches à genoux le vendredi Saint de chaque année, nous nous sommes dit que l’on avait bien fait de venir un mardi. Mais quand tu fais demi tour… Paf ! le panorama de la ville de Pollença te saute à la tronche, tu as gravi une partie du chemin du pèlerinage de Compostelle.

L’effort librement consenti rend libre.

Torrent de pareis

On redescend aussi vite pour reprendre la route tortueuse pour Soller. Mais avant de nous rendre à Soller nous ne voulions pas manquer Sa Calobra. Le torrent de Pareis qui est l’un des monuments naturels emblématiques de Majorque. Torrent de Pareis, la crique aux eaux bleues turquoise. C’est à partir de Sa Calobra que commence la balade vers ce lieu unique en empruntant un petit tunnel creusé dans la roche avec quelques trous donnant sur les bateaux ancrés dans les eaux bleues de la méditerranée.

Traduction

« Torrent » ruisseau en majorquin, « Parei » signifie jumeaux : la baie de « Torrent de Pareis » est un site exceptionnel qui est formé par les 2 torrents Lluc et Gorg Blau aboutissant à une plage gardée entre 2 falaises.

Le papa d’Aaron : Créateur de musique

Avant tout, l’histoire est belle, mais la musique aussi… avec cet article tu peux en avoir plein les yeux et plein les oreilles. Il te suffit de cliquer ici et tu auras les créations musicales du Papa d’Aaron qui matche bien avec les lieux du monastère Notre Dame de Lluc (Monestir de Nostra Senyora de Lluc).

Sur les traces des templiers

Ce lieu se trouve en altitude au centre de l’ile de Majorque à 35 Km de Soller. Lluc vient du latin « Lucus », bois sacré où résident les dieux sauvages. Ce qui donne à penser que dans les temps anciens et reculés se trouvait un sanctuaire païen. C’est le plus grand et le plus connu des monastères des Baléares. C’est un lieu de pèlerinage apprécié par les randonneurs. Des dépendances nommées « Els Porxets » les porches servaient à la fois d’abri et d’étable pour les pèlerins et les animaux. Si tu aimes l’histoire, les vielles pierres et le calme, ce lieu mystique est pour toi.

Soller

Le nom de Soller viendrait de « Sulliar » La vallée d’or en Arabe, ainsi nommé pour évoquer les citrons qui y poussent en abondance. Bel endroit où l’authentique y est de mise. Soller est un ravissement. Il faut que je te dise qu’à Soller, un endroit improbable s’offre à toi… Oui oui, j’ai bien dit s’offre à toi. Plusieurs toiles de Miro, des céramiques de Picasso dans deux  salles attenantes à la gare du tramway qui mène au port de Soller ! C’est inattendu, coloré, joyeux et gratuit.

Au rythme des senteurs

Petit train qui mene de Soller à Port Soller-Majorque
Tortillard de Soller à Port Soller

De Soller tu as la possibilité de te rendre à Palma de Majorque avec un vieux tortillard qui te fait revenir 100 ans en arrière. Le parcours jusqu’à Palma est un enchantement de couleurs et de senteurs, tu traverseras des champs d’oliviers, de citronniers et d’orangers, tu en prendras plein les narines et plein les yeux. Autre destination ferroviaire en partant de Soller, tu as la possibilité de prendre le tramway jusqu’à port Soller où tu pourras admirer le coucher de soleil et finir ta journée en pente douce à la terrasse d’un bon restaurant en mangeant un tumbet Majorquin

C’est pour ça que nous sommes venus à Majorque.

Les retrouvailles

Le jour J des retrouvailles approche et nous redescendons tranquillement vers Palma. Nous passons par Valldemossa village d’altitude (400 m) on flâne dans les ruelles de ce petit village planté d’oliviers et d’amandiers au milieu d’une végétation verdoyante. Le reste du séjour sera consacré aux retrouvailles des garçons. Restos, ballades, parc de jeux, où ils ont pu s’éclater sans compter.

Les retrouvailles de Tao et Aron
Retrouvailles de Tao et Aaron

Les vrais amis ne se disent jamais au revoir; ils se disent simplement à bientôt.

Notre Favicon de TooT o Boo pour la page de Jo

Hey … Viens voir la vidéo… Tu verras on t’as pas menti.