Pelling – Gangtok – Sikkim – Inde

Pelling – Gangtok – Sikkim – Inde

Les routes de l’impossible…

Panneau situant l'arrivée au Sikkim

Tout au bout et au bout du bout. Après tout ce chemin parcouru au départ de New Delhi, nous roulons sur des routes plus que périlleuses, hasardeuses et parfois même inexistantes. Après des heures à se faire secouer dans la jeep sur d’improbables ravines de traverse défoncées par les pluies. Nous serrons les fesses lors des passages de gués où le courant peu t’emporter en un claquement de doigt, la récompense ultime est au bout du chemin.

La NATURE s’écrit en majuscule

Paysages uniques, les montagnes en dents de scie, ici le mot horizontal n’existe pas. L’espace est dessiné à la verticale pour rejoindre en un trait le royaume des cieux. Noyé dans la brume épaisse, le ciel tire son rideau de brouillard et peint une indicible toile de fond composée de pics vertigineux. Aux premières lueurs du matin, on découvre la chaine himalayenne tout de rose vêtue sur Tiger Hill.

Suis tes rêves, ils connaissent le chemin… Tu ne te perdras pas.

Putain !!! On y est!! Nous sommes dans le Sikkim, on est au bout du bout dans l’un des derniers Shangri-La (Paradis) de l’Himalaya entre Népal, Bhoutan et Tibet. C’est ici même que serait cachée la passe vers le nouveau monde. Un lieu mythique où régneraient le bonheur et la sérénité, où un seul grain de riz suffirait à nourrir ses habitants. Un éden où la maladie et la mort n’existeraient pas. Si cette passe demeure introuvable, nous avons trouvé la paix et la sérénité dans le royaume des cieux.

Au Bout de nos Doigts

Nous sommes arrivés à la fin de notre escapade dans le royaume du Sikkim. Si le royaume des cieux appartient au pauvre, nul doute qu’au Vatican se compte un nombre considérable de damnés. Donc, notre père qui êtes au cieux restez-y. Nous nous restons sur la terre, elle est si belle. Les cieux sont comme un livre que tout homme peut lire. Il suffit de fermer les yeux pour mieux rencontrer les cieux et j’y vois écrit :

« Qu’avant de tutoyer les cieux nous devrions vouvoyer la terre »

Tout est dans tout, tout est un, et tout est à nous.

Celui qui est le maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde.

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Varanasi en Image – Inde

Varanasi en Image – Inde

Varanasi à un moment particulier de la journée.

Honteux de ce qu’il a vu toute la journée, le soleil rougit avant de se coucher.

Avec Varanasi en images, je veux juste te parler de la lumière en photographie. De cette lumière de fin de journée, juste quand le soleil va disparaitre derrière l’horizon. C’est elle qui donne un caractère différent à une photo. Les couleurs sont changeantes, L’ambiance d’un paysage est finalement tout autre selon l’heure où le moment de la prise de vue photographique. Je suis sûr que tu connais cette lumière dorée, jaune orangée, qui donne un aspect beaucoup plus flatteur aux décors. Cette séries de photos a été prises sur les Ghats du Gange à Varanasi, anciennement Bénarès.

  • Priere sur les Ghats du Gange
  • Pêcheur sur les Ghats
  • Promontoire à prière
  • Gourou a la slautation du soleil couchant
  • Bateau sur le Gange au coucher du soleil
  • Coucher du soleil à Varanasi
  • Au coucher du soleil
  • Salutation au soleil
  • Offrande sur le gange

Golden Hour

En règle générale sous nos contrées (Europe) il est préférable d’attendre que le soleil disparaisse derrière l’horizon pour que les couleurs donnent tous leurs éclats, mais il existe des exceptions. J’ai remarqué qu’en Asie on peut se mettre à la chasse aux bonnes images bien avant le couché du soleil. Cette lumière est là pendant un bref moment, car l’angle du soleil et le filtre naturel du ciel fait que cette lumière est constamment variable. Comme si le soleil voulait nous montrer que le monde est beau et que le moindre instant banal devient magique.

Faut pas trainer

Tout se passe en quelques minutes, car à partir du moment où commence la “Golden Hour” il n’y a que quelques instants où les images auront une dimension particulière. Alors n’hésite pas à regarder autour de toi, apprend à l’observer et laisse là t’envelopper. Prends le temps de la retrouver chaque jour. Et chaque jours elle sera différente tout au long de l’année. Nous avons fait un autre article sur Varanasi (Bénares) qui raconte le quotidien de cette ville incroyable. C’est un autre genre d’image mais ça vaut le coup d’œil.

Ablution sur les Ghats du Gange

“Le soleil se lève avant moi… mais je me couche après lui : nous sommes quittes.”

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New Delhi – Old Delhi – Inde

New Delhi – Old Delhi – Inde

Pays de tous les contrastes.

Notre voyage pour l’Inde était mal engagé…

En montant dans l’avion pour New Delhi, nous n’avions toujours pas nos “résa”. Que ce soit pour les trains de nuit, la voiture, les hôtels, les visas pour le Sikkim…. Bref rien. On partait donc nez au vent, juste les billets d’avion A/R et nos visas pour l’Inde pris quelques semaines plus tôt.

Faire confiance

Après plusieurs contacts avec Rhajiv, de Athiti voyage l’agence en Inde que nous avions contacté. Nous avions mis au point un circuit à la carte créé spécialement pour nous. Nous devions lui envoyer un acompte pour ce périple qui devait nous emmener jusqu’au Sikkim. Après une sombre histoire de code IBAN sur leur compte bancaire qui ne correspondait pas. Suivie d’un autre qui ne fonctionnait pas non plus, il nous a dit “venez je m’occupe de tout dés votre arrivée…” Donc, rien n’était réservé, imagine le flip et les incertitudes. Nous étions dans l’obligation de faire confiance.

Un oiseau assis sur une branche ne craint jamais que la branche ne cède, parce que sa confiance n’est pas en la branche, mais en ses propres ailes.

On refait confiance

Après neuf heures d’avion, nous voilà sur le tarmac de New Delhi en pleine nuit. La petite pointe d’angoisse se fait encore plus présente. Une fois la douane passée, nous sommes seuls avec nos sacs dans ce grand terminal de New-Delhi. Nous avons quand même pensé à faire du change dès notre arrivée pour parer au plus pressé.

Petit bonhomme et pancarte

Quand soudain un homme arrive avec notre nom sur une pancarte et nous dit, “c’est toi Eric ? Viens, je vous emmène à l’hôtel où vous allez passer la nuit. Tu me donnes vos passeports pour que je valide les visas pour le Sikkim. Sinon le délai sera trop court au service immigration et je reviens demain première heure. Houlà…. « Toi tu nous prends nos passeports maintenant et tu vas nous avoir nos visas pour le Sikkim ce soir ??» On se regarde et on refait confiance une deuxième fois, se disant que s’il est là c’est qu’il prend les choses en main. Bien sûr la petite pointe d’angoisse ne s’était toujours pas dissipée, bien au contraire, car nous étions en Inde certes; mais sans passeport.

Rhajiv le roi de l’administration

Le lendemain matin Rhajiv, la tête dans le sac, revient à l’hôtel où il nous avait déposé la veille et nous dit “C’est bon tout est OK, voilà vos passeports et les vouchers. Vous pouvez partir tranquilles”. Pour le coup Rhajiv et l’agence Athiti voyage ont été monstrueux d’efficacité, et on ne sait toujours pas comment ils ont fait. Tu imagines bien que la petite pointe d’angoisse s’est dissipée comme un Touk-Touk dans la brume.

New-Delhi / Old-Delhi

Notre périple peut commencer et New-Delhi est la porte d’entrée de notre escapade en Inde du Nord. C’est une ville surprenante de par la densité humaine, une vraie fourmilière qui vibre au bruit des klaxons incessants. Ses embouteillages mémorables, son épais nuage de pollution et sa moiteur bien connue nous font prendre conscience que le périple ne sera pas de tout repos. New-Delhi est aussi une ville de contraste avec ses monuments classés à l’Unesco. Ses temples et ses parcs sont des havres de paix et de sérénité dans cette frénésie insolite.

 

Old-Delhi c’est vivant

Un rickshaw pour vadrouiller (au prix très abordable) était indispensable. De toute façon il vaut mieux, car le code de la route ne correspond pas vraiment à ce que l’on peut connaître. Bien sûr ça roule à gauche, enfin non, ça roule où il y a de la place. On a l’impression que quand ils se servent du clignotant cela fait un bruit de klaxon. Et quand il se servent du klaxon, Bah… ça fait un bruit de Klaxon. Donc, imagine le bruit qui prédomine dans ce joyeux bordel.

Fourmilière géante

Tout le monde y va de son occupation. Les uns à la réfection de la voirie (il y a des travaux partout). D’autres tirant leurs charrettes pour les livraisons. Les rickshaws slaloment entre les piétons, les vaches qui sont hautement respectées, mais qui elles ne respectent rien. Et encore d’autres qui vont tant bien que mal se faufiler dans ce capharnaüm pour emmener la grand mère à la crémation.

 

Histoire de s’habituer

Une fois avoir perçu l’indigence de Old Delhi, nous passons devant Rashtrapati Bhavan (résidence du président), qui pour nous n’a pas grand intérêt. Je ne te cache pas que les grandes villes ne sont pas dans notre philosophie de voyage, on préfère et de beaucoup les lieux un peu plus reculés. Mais cela permet de se mettre dans l’ambiance d’un pays et il faut bien arriver à l’aéroport. Donc deux ou trois jours dans la capitale, c’est pour nous suffisant.

 

les Incontournables

Jama Masjid

Passage à La jama Masjid la plus grande mosquée de l’Inde. La particularité de cette mosquée est qu’elle a deux minarets et plusieurs entrées. Elles mènent toutes à une plate-forme centrale. C’est en traversant les bazars que tu trouveras la grande mosquée. Croyant ou pas, il est bon de connaître les usages de ces lieux de culte. Pas de chaussures et pour les femmes épaules recouvertes. Le premier avantage en allant voir cet endroit est de retrouver un peu de calme et de sérénité au milieu du tourbillon effréné de Old Delhi. Le deuxième avantage est de participer au spectacle des ablutions purificatrices empreint de calme et de douceur.

 

Temple Sikh

A ne pas louper, le temple Sikh Gurudwara Bangla Sahib. C’est le plus grand temple Sikh de Delhi. Magnifique, grandiose, tout de marbre blanc coiffé d’un dôme doré. Nous y avons passé beaucoup de temps à l’intérieur, c’est là où se trouve Granth Sahib le livre fondamental de la doctrine du Sikhisme. Il honore l’amour de l’être suprême (Bhakti) qui est à la base des pratiques spirituelles. La morale rejette certaines pratiques jugées inhumaines de l’inde tels que le système des castes, mais ce système a réapparu sous d’autres formes par la suite.

Les 5 K

Les combattants de la foi jurent de rester fidèles aux 5 K: Kesh (cheveux et barbe jamais coupés). Kangha (peigne de bois). Kachcha (caleçon). Kara (Bracelet d’acier) et Kirpan (poignard recourbé). Si tu as le temps… vas-y tu ne seras pas déçu. En plus cette religion est d’une bonté sans limite : tu pourras te balader partout, même dans les cuisines où ils offrent le repas; tu prends ton plat et tes naans et tu vas manger en compagnie des fidèles, bon c’est vrai tu manges parterre. Mais tu passeras des moments assez singuliers dont tu te rappelleras longtemps.

 

Mausolée Qûtb Minâr

Tu as le Mausolée de Qûtb Minar, un lieu à ne pas manquer. Les explications de sa construction divergent. Pour les uns, construit comme symbole de victoire et pour d’autres, c’est un minaret construit pour inviter les fidèles à la prière. Nous avons été impressionnés par la grandeur du site et la précision des détails. De nombreuses ruines et tombeaux se trouvent sur le site. Bon, si tu veux t’éclater on raconte que les personnes qui parviennent à entourer de leurs mains l’imposant pilier de 23 mètres tout en lui tournant le dos verront leurs vœux se réaliser. C’est toi qui vois.

 

Lakshmi Narayan

Pour continuer dans les religions, il y a le temple hindou Lakshmi Narayan ou Laxminarayan Temple. C’était le premier grand temple hindou construit à Delhi. Orné de nombreux sanctuaires, de fontaines et d’un grand jardin avec ses sculptures hindoues. Au début du XXe siècle les Birla, riche famille d’industriels originaires du Shekhawati, firent édifier plusieurs temples hindous dans le nord de l’Inde. Ce très paisible sanctuaire de marbre blanc est dédié à Vishnu (également connu sous le nom de Narayan) et à la déesse Lakshmi. Il symbolise la réussite sociale et la fortune (donc très populaire parmi la caste des commerçants).

 

Religions et croyances

Tu as le choix avec toutes ces religions : l’Hindouisme, l’Islamisme, le Christianisme, le Sikkhisme, le Bouddhisme, l’Animisme, le Jaïnisme; il y a de tout, et cela reflète bien l’Inde dans son ensemble. Un mélange dans lequel tout ce petit monde à l’air de bien cohabiter ensemble, ce qui devrait nous faire réfléchir…

Palais-fort de Shahjahanabad

Et pour finir, un dernier incontournable de Delhi : Le Fort rouge aussi appelé le Palais-fort de Shahjahanabad ou Lal Qil’ah. Le fort doit son nom au grès rouge utilisé pour sa construction. Le Fort rouge se tient sur le côté Est de Shahjahanabad (ancien nom de Dehli).

 

Scenes de vie

Maintenant, on peut passer à côté de tout ça et se contenter de s’extasier devant les innombrables scènes de vie à Dheli. A chaque instant, des moments de vie hallucinants t’accrochent le regard. Delhi…on aime ou on n’aime pas, mais tu ne peux rester indiffèrent devant un tel spectacle. Que ce soit la police, les parcs, le marché, le réseau électrique tu trouveras toujours de quoi garder ton âme d’enfant pour découvrir et aiguiser ta curiosité.

 

Un peu de calme

Dans ce choc des cultures, dans ce tumulte incessant, cela fait beaucoup de bien de trouver refuge dans sa chambre d’hôtel au calme. Nous avons fait le choix de ne prendre que des hôtels moyenne catégorie, 30€ environ, mais qui valent certains hôtels de luxe en France et toujours avec un accueil irréprochable. Nous partons le lendemain pour continuer notre quête pour le Sikkim.

 

Notre but ultime est encore loin, mais le chemin pour y arriver sera notre voyage.

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